La Charge versifiée

Livre des Ombres gardnérien (1961)

Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce. La traduction n’est pas rimée pour rester plus fidèle au texte original.


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Fresque romaine, Villa des Mystères, Pompei.


 

 

Moi la Mère, obscure et divine,

Je vous le dis,

Oh mes enfants

(Vous tous assemblés à mon Autel),

Mienne est l’Escourge et mien le baiser

L’étoile à cinq pointes d’amour et de félicité

Je vous charge céans dans ce signe. (Adopter la posture de la Déesse.)

 

Vous tous assemblés ici cette nuit

Inclinez-vous devant mon brillant esprit

Aphrodite, Arianrhod,

Amante du Dieu Cornu,

Puissante Reine de la Sorcellerie et de la nuit

 

Astarté, Hécate, Ashtaroth, Dione,

(Morrigan, Etain, Nisene),

Diana, Brigid, Mélusine,

Suis-je nommée depuis les temps jadis par les hommes,

Artemis et Cerridwen,

Sombre maîtresse des Enfers,

Reine des Cieux.

 

(A chaque fois et sitôt que vient l’inquiétude)

Tous ceux qui veulent apprendre de moi une Rune

Ou me demander ma bénédiction,

Doivent se rencontrer dans quelque clairière secrète

Danser ma ronde dans l’ombre du bois verdoyant,

A la lueur de la pleine lune.

 

(Dans un lieu sauvage et reculé)

En compagnie de vos pairs seuls,

Dansez autour de ma pierre d’autel.

Accomplissez mon saint Magistère,

Vous qui êtes férus de Sorcellerie,

Je vous apporterai des secrets encore inconnus.

 

(Quelle que soit votre inquiétude),

Vous ne connaîtrez plus l’esclavage

Vous qui me rendez les hommages qui me sont dus,

Vous qui faites les pas de ma ronde la nuit du Sabbat.

Venez tous nus pour le rite,

En signe de votre vraie liberté.

 

J’enseigne le mystère de la renaissance,

Gardez par-devers vous mes mystères dans l’allégresse,

Le coeur joint au coeur,

et la lèvre à la lèvre,

Cinq sont les points de fraternité

Qui apportent l’extase à la Terre.

 

Je ne demande aucune offrande,

Inclinez-vous simplement,

Je ne connais nulle autre loi que l’amour,

Par rien d’autre que l’amour je ne puis être connue,

Tout ce qui vit est mien

De moi tout procède,

A moi tout vient.


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Former le Cercle

Livre des Ombres gardnérien (1961)

Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce


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Illustration tirée du Faust Book, 1587


 

 

[1] Il faut qu’il y ait un homme et une femme, correctement préparés, c’est à dire nus.

 

[2] Tracer un cercle de neuf pieds de diamètre (NdT : environ 2,75m) sur le sol avec de la craie, etc. La meilleure façon consiste à prendre une ficelle. Faites deux boucles séparées de quatre pieds, six pouces (NdT : environ 1,40m). Passez une des boucles autour d’un clou ou de quelque chose de fixé au centre. Mettez de la craie dans l’autre boucle et tournez. Si vous ne pouvez pas faire de marques sur le sol, déplacez des meubles, etc, en rond pour le former. Disposez une table, etc., en tant qu’Autel, avec tous les outils, etc., placés dessus. Ayez un bol d’eau, et du sel.

 

[3] Placez l’Athamé sur le bol d’eau. Dites, « Je t’exorcise, O créature d’Eau, afin que tu rejettes hors de Toi toute les impuretés et les souillures des Esprits du Monde Fantasmatique, aux noms d’Aradia et de Cernunnos. Mais rappelle-toi toujours que si l’Eau purifie le corps, c’est l’escourge qui purifie l’âme. »

 

[4] Puis placez l’Athamé sur le sel. Dites, « Bénédictions sur cette créature de Sel. Que toute malignité et obstruction en soient expurgée, et que tout bien y entre. C’est ce pourquoi que je te bénis afin que tu puisses m’aider, aux noms d’Aradia et de Cernunnos. »

 

[5] Tracez ensuite le Cercle sur les lignes que vous avez marquées, en commençant à l’Est et en retournant à l’Est. (Faites toujours le tour du cercle en ayant l’Autel du côté de votre main Droite. N’allez jamais dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.) Placez ensuite le Sel dans l’Eau, et faites à nouveau le tour du cercle, en l’aspergeant pour le purifier. Puis refaites le tour du cercle pour l’encenser. (Chacun au sein du cercle doit être aspergé et encensé.)

 

[6] Puis allez à l’Est, l’Epée ou l’Athamé en main. Tracez un pentacle d’invocation dans l’Air, en commençant par la pointe haute et en allant vers le coin gauche, en disant, « Je vous convoque, et vous appelle, O Puissants de l’Est, pour que vous gardiez le Cercle et soyez témoins de nos rites. » Puis, en gardant la pointe de l’Athamé dirigée vers le haut, faites de même au Sud, à l’Ouest, et au Nord, puis retournez au centre, au sud de l’Autel.

 

[7] Chacune des femmes doit alors lier son homme, les mains derrière le dos, et la Corde de hâlage autour du cou. Ils doivent s’agenouiller devant l’autel, et être fouettés. Lorsque tous les hommes sont ainsi « purifiés », ils purifient les femmes à leur tour. Nul ne peut se tenir dans le cercle sans avoir été ainsi purifié.

 

[8] Accomplissez alors tout travail désiré.

 

[9] En fermant le Cercle, la Grande Prêtresse, ou toute personne à qui elle a dit de le faire, dit, « Salut à vous, Puissants de l’Est. Je vous remercie de votre présence, et avant que vous ne partiez pour vos charmants royaumes, je vous dis Salut et Au revoir. »


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Projection et Charge

Livre des Ombres gardnérien (1961)

Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce


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Rituel alexandrien, avec Maxine et Alex Sanders.


 

 

[1] Former le Cercle. Allumer les bougies.

1. Tracer le Cercle avec l’Epée Magique ou l’Athamé.

2. Asperger avec l’eau consacrée.

3. Encenser.

4. Dire, « Je Te conjure, O Cercle de Pouvoir, afin que tu sois une Frontière et une Protection et un lieu de rencontre entre le monde des Hommes et les royaumes des Puissants, un Gardien et une Protection qui préservera et contiendra ce pouvoir que nous élèverons en ton sein, à cette fin je te Bénis et te Consacre. »

5. Dire « Je vous invoque, vous  Exhorte, et vous Appelle, O Puissants (de l’Est, du Sud, de l’Ouest et du Nord) afin que vous soyez témoins de mes Rites et que vous gardiez le Cercle. »

 

[2] Fermer le Cercle.

Dire, « Puissants (de l’Est, du Sud, de l’Ouest, du Nord), je vous remercie de votre présence, et avant que vous ne partiez pour vos charmants royaumes, je vous dis Salut et Au revoir. »

 

[3] Consécration de l’Eau et du Sel.

Touchez l’eau avec l’Athamé, en disant, « Je t’exorcise, O créature d’Eau, pour que tu rejettes hors de toi toute les impuretés et les souillures des Esprits du Monde des Fantasmes, aux noms d’Aradia et de Cernunnos. »

En touchant le Sel avec l’Athamé, dites, « Bénédictions sur cette créature de Sel. Que toute malignité et obstruction en soient expurgée, et que tout bien y entre. A cette fin, je te bénis afin que tu puisses m’aider, aux noms d’Aradia et de Cernunnos. »

 

[4] Faire Descendre la Lune.

« Je T’invoque et T’appelle, O notre Puissante Mère à tous, Pourvoyeuse de toute Fertilité. Par la Graine et la Racine, par la Tige et le Bourgeon, par la Feuille et la Fleur et le Fruit, par la Vie et l’Amour, nous T’invoquons afin que tu descendes sur le corps de Ta servante et Prêtresse (Nom). »

Le Grand Prêtre et les autres hommes donnent le Quintuple Baiser. Toutes les femmes s’inclinent.


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L’initiation au troisième degré

Livre des Ombres gardnérien (1957)

Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce.


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La Femme de Vitruve, auteur.e inconnu.e.


 

Le Magus donne le Quintuple Baiser.

Le Magus : « Avant de mettre en oeuvre ce degré sublime, je me dois d’implorer d’être purifié par tes mains. »

La Grande Prêtresse entrave le Magus et l’attache à l’Autel. Elle fait trois fois le tour du Cercle, et fouette le Magus trois, sept, neuf et vingt-et-une fois. Ensuite, elle le délie et l’aide à se relever.

Le Magus entrave à présent la Grande Prêtresse et l’attache à l’Autel. Il fait le tour du Cercle, en proclamant aux Quatre Quartiers, « Entendez, ô Puissants, (nom), Sainte et deux fois consacrée, Grande Prêtresse et Reine Sorcière, est correctement préparée et va maintenant procéder à l’édification de l’Autel Sacré. »

Le Magus fouette la Grande Prêtresse trois, sept, neuf et vingt-et-une fois.

Le Magus embrasse ses pieds. « Avant que j’ose mettre en oeuvre ce degré sublime, je me dois une fois encore d’implorer d’être purifié par tes mains. »

Elle l’attache et le fouette.

Note : si la Grande Prêtresse n’a jamais accompli ce rite auparavant, il dit, « Je te révèle maintenant un grand mystère. » [s’agenouiller et placer la banquette de manière à ce qu’elle soit face au Nord.]

 

Seconde-moi pour édifier

Comme la Toute Puissance l’a voulu,

Un autel de louange,

Qui, depuis l’aube des temps,

S’étend comme tel

Parmi les points du ciel

Car c’est ainsi qu’il était placé

Lorsque la Déesse étreignit le Cornu,

Son Seigneur,

Qui lui enseigna le mot,

 

[La Prêtresse s’allonge de manière à ce que son vagin se trouve approximativement au centre du Cercle.]

 

Lequel exhorta le ventre

Et triompha du Tombeau.

Sois ainsi, comme dans les temps immémoriaux,

Le Sanctuaire que nous vénérons, [un baiser]

Le Banquet sans défaut,

Le Graal pourvoyeur de vie, [un baiser]

Devant qui s’élève la Lance Miraculeuse,

Et invoque par ce signe

La Déesse divine. [Un baiser]

 

Invoquer :

 

« Toi qui règnes nuitamment sous la lune,

Reine du royaume étoilé, au plus haut,

« Jamais nous ne t’atteindrons

A moins que Ton Image ne soit Amour. » [un baiser]

Par le bâton de pouvoir argenté des rayons de lune,

Par la feuille verte qui perce hors du bourgeon,

Par la graine qui jaillit en floraison,

Par la vie qui coule dans le sang. [un baiser]

Par le vent impétueux et la flamme bondissante,

Par l’eau vive et la verte terre,

Verse-nous le vin de notre désir

Avec ton Chaudron de Renaissance.[un baiser]

Nous pouvons à présent considérer, dans une vision limpide

L’Etrange Secret, longuement dévoilé,

Derrière les merveilleux Piliers Jumeaux

Erigés dans la Beauté et la Force. [embrasser les seins]

Autel des multiples Mystères,

Le point central du Cercle Sacré,

Ainsi je te marque, comme au temps jadis,

Par les baisers de mes lèvres ointes.

 

(Octuple Baiser : 3 points, les Lèvres, les deux Seins puis les Lèvres à nouveau, & 5 points*, avec l’huile, le vin, & les baisers) *Un dessin montre que ces 5 points sont : les parties génitales, le pied gauche, le genou droit, le genou gauche, le pied droit, puis les parties génitales à nouveau.

 

 

Ouvre pour moi la Voie Secrète,

Le sentier de l’intelligence

Entre les Portes de la Nuit et du Jour,

Par-delà les limites du temps et des sens.

Voici le droit Mystère,

Les Cinq Véritables Points d’Association;

Ici où la Lance et le Graal s’unissent,

Et les pieds, et les genoux, et les seins et les lèvres. »

 

 

 

Le Magus et la Grande Prêtresse : « Encourage nos coeurs, Que la Lumière se cristallise dans notre sang, nous emplissant de Résurrection, car il n’est nulle part de nous qui ne procède pas des Dieux. »

(Echanger les Noms.)


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L’initiation au Second Degré

Livre des Ombres gardnérien (1957)

Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce.


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Jan Frans De Boever – La Rançon


 

Formez le Cercle de la manière habituelle, en invoquant les Puissants aux Quatre Quartiers. L’Initiée devra être correctement préparée et liée avec les Cordes.

Tous sont purifiés, y compris l’Initiée.

Faites un tour du Cercle, en proclamant aux Quatre Quartiers : « Entendez, ô Puissants, … (Nom), une Prêtresse et Sorcière dûment consacrée, est à présent correctement préparée pour devenir Grande Prêtresse et Reine Sorcière (Grand Prêtre et Magus). »

Faites trois fois le tour du cercle, au pas de danse et en chantant.

L’Initiée s’agenouille ensuite devant l’Autel et est attachée avec les Cordes.

La Prêtresse ou le Magus : « Pour parvenir à ce Degré sublime, il est nécessaire de souffrir et d’être purifiée. Consens-tu à souffrir pour apprendre ? »

L’Initiée : « J’y consens. »

La Prêtresse ou le Magus : « Je te purifie pour prêter justement ce grand serment. »

Faites tinter trois fois la cloche. Escourge, 3, 7, 9, 21. « Je te confère un nouveau nom : ….  » [un baiser]

« Répète ton nouveau nom après moi, en disant, « Moi, …., je jure sur le ventre de ma mère et sur mon honneur parmi les hommes et mes frères et sœurs de l’Art, que je ne révélerai jamais à quiconque le moindre secret de l’Art, excepté à une personne adéquate, correctement préparée, au centre d’un Cercle Magique tel que celui dans lequel je me tiens à présent. Ceci, je le jure par mes espoirs de salut, par mes vies passées et par mes espoirs de vies futures encore à venir, et je me voue, ainsi que mes mesures, à une destruction absolue si je brise mon Serment solennel. »

S’agenouiller.

Placer sa Main Gauche sous le Genou de l’Initiée, et sa Main Droite sur sa tête, formant ainsi un Lien Magique, en disant : « Je remets tout mon pouvoir en toi. »

TRANSMISSION.

Donner du mou aux cordes, aider l’Initiée à se relever.

Consécration : « Je te consacre avec l’huile [sur les parties génitales, le sein droit, la hanche gauche, la hanche droite, le sein gauche, les parties génitales], je te consacre avec le vin, je te consacre avec mes lèvres, Grande Prêtresse et Reine Sorcière (Grand Prêtre et Magus). » Oter les cordes restantes. [un baiser]

 

« Tu vas à présent utiliser les outils de travail l’un après l’autre, »

« D’abord l’Epée Magique » (former le Cercle) [un baiser]

« Deuxièmement, l’Athamé » (former le Cercle) [un baiser]

« Troisièmement, le Couteau à Manche Blanc » (utiliser) [un baiser]

« Quatrièmement, la Baguette » (Agiter aux Quatre Quartiers) [un baiser]

« Cinquièmement, le Pentacle » (Montrer aux Quatre Quartiers) [un baiser]

« Sixièmement, l’Encensoir » (Faire le tour du Cercle, encenser) [un baiser]

« Septièmement, les Cordes » (utiliser) [un baiser]

« Huitièmement, l’escourge : pour apprendre, dans la Sorcellerie, tu dois toujours rendre ce que tu reçois, mais toujours en triple. Ainsi, là où je t’ai donné 3, rends 9 ; là où je t’ai donné 7, rends 21 ; là où je t’ai donné 9, rends 27 ; là où je t’ai donné 21, rends 63. (utiliser, 9, 21, 27, 63 ; c’est à dire 120 en tout. [un baiser])

« Tu as obéi à la loi. Mais note bien que, quand tu reçois de bonnes choses, tu es également tenue de les retourner trois fois. »

 

La Prêtresse (ou le Magus) est alors libérée des cordes et dit : « A ce point de ton apprentissage, il te faut maintenant savoir pourquoi les Wicca sont appelés les Enfants Occultés de la Déesse. »

La Légende de la Déesse est alors lue ou mise en scène. S’il est possible de la jouer, la nouvelle Initiée peut prendre l’un des rôles. Un membre du Coven devrait jouer celui du Narrateur, et un autre celui du Gardien du Portail. La Prêtresse, ou une autre femme, peut jouer le rôle de la Déesse, et le Magus, ou un autre homme, peut jouer le rôle du Dieu. La Prêtresse – ou toute personne jouant le rôle de la Déesse – ôte son collier et le dépose sur l’Autel. Ensuite, elle sort du cercle, et on la revêt d’un voile et de bijoux. Le Magus – ou toute personne jouant le rôle du Dieu – est investi d’une couronne cornue et ceint d’une épée, qu’il met au clair, puis se tient dans la posture du Dieu avec l’épée et l’escourge, près de l’Autel.

Le Narrateur : « Au temps jadis, le Cornu était, comme il l’est toujours, le Consolateur, le Réconforteur ; mais les hommes le connaissaient en tant qu’Effroyable Seigneur des Ombres – solitaire, austère, et intransigeant. Notre Dame la Déesse n’avait jamais aimé, alors, mais elle voulait résoudre tous les mystères, même le mystère de la Mort – et elle voyagea jusqu’au Monde d’En Bas.  Les Gardiens du Portail la défièrent : »

(La Prêtresse – ou toute personne jouant le rôle de la Déesse – avance jusqu’au bord du Cercle. Toute personne jouant le rôle du Gardien du Portail la met au défi avec l’Epée ou l’Athamé.)

Le Narrateur : « Dépouille-toi de tes atours, laisse derrière toi tes bijoux, car il n’est rien que tu puisses amener avec toi dans cette contrée. » Elle se défit alors de ses atours et laissa derrière elle ses bijoux, et fut entravée, comme tous ceux qui pénètrent dans les royaumes de la Mort Toute Puissante. »

(La Prêtresse enlève son voile et ses bijoux, et les dépose sur le sol en dehors du Cercle. Le Gardien du Portail l’attache avec les Cordes et l’amène à l’intérieur du Cercle.)

Le Narrateur : « Sa beauté était telle, que la Mort elle-même s’agenouilla, déposa son épée et sa couronne à ses pieds, qu’il embrassa. »

(Le Magus – ou toute personne jouant le rôle du Dieu – s’avance, dépose la Couronne Cornue et l’Epée aux pieds de la Prêtresse, et les embrasse.)

Le Narrateur : « En disant, « Bénis soient tes pieds qui t’ont menée sur ces voies. Demeure auprès de moi, mais laisse-moi placer ma main glaciale sur ton cœur. » Et elle répondit, « Je ne t’aime point. Pourquoi es-tu cause que toutes les choses que j’aime et qui me réjouissent s’estompent et meurent ? » « Dame », répondit la Mort, « L’Age et le Destin en sont cause, contre lesquels je suis impuissant. L’Age fait se flétrir toute chose ; mais lorsque les hommes meurent une fois leur temps écoulé, je leur donne le repos, la paix et la force, afin qu’ils puissent revenir. Mais toi, tu es ravissante. Ne t’en retourne pas ; demeure auprès de moi. » Mais elle répondit, « Je ne t’aime point. » Alors la Mort dit, « Si tu ne reçois pas ma main sur ton cœur, tu dois recevoir le fouet de la Mort. »

(Le Magus se lève et prend l’Escourge sur l’Autel.)

Le Narrateur : «  »C’est le destin, c’est mieux ainsi », dit-elle, et elle s’agenouilla. »

(La Prêtresse s’agenouille devant l’autel, et le Magus utilise l’escourge, 3, 7, 9, 21.)

Le Narrateur : « Et la Mort la flagella tendrement, et elle s’écria, « Je ressens les émois de l’amour ». Et la Mort la releva, et dit, « Sois bénie », et il lui donna le Quintuple Baiser, en disant, « C’est ainsi seulement que tu peux parvenir à la joie et à la connaissance. »

(Le Magus relève la Prêtresse, lui donne le Quintuple Baiser et dénoue les cordes.)

Le Narrateur : « Et il lui enseigna tous les Mystères, et lui donna le collier, qui est le Cercle de la Renaissance. »

(Le Magus prend le collier de la Prêtresse sur l’Autel et le replace autour de son cou. La Prêtresse prend l’Epée et la Couronne Cornue sur le sol où le Magus les avait placés, et les lui rend. Puis il se tient comme auparavant près de l’Autel, dans la posture du Dieu, et elle se tient à son côté dans la posture du pentacle, figurant la Déesse.)

Le Narrateur : « Et elle lui enseigna le mystère de la coupe sacrée, qui est le chaudron de la renaissance. Ils s’aimèrent et ne firent qu’un ; et il lui enseigna toutes les Magies. Car voilà trois grands mystères dans la vie de l’homme – l’amour, la mort, et la résurrection dans un nouveau corps – et la magie les contrôle tous. Pour que l’amour s’accomplisse, il te faut revenir au même moment et au même endroit que ceux qui te sont chers, et tu dois les rencontrer, les reconnaître, te souvenir et les aimer à nouveau. Mais pour renaître tu dois mourir, et être prêt pour un nouveau corps ; pour mourir tu dois être né ; sans amour tu ne peux naître – et voici toutes les magies. Et notre Déesse est toujours encline à l’amour, à l’alacrité et au bonheur, et elle protège et chérit Ses enfants occultés durant la vie ; et après la mort Elle leur enseigne la manière de communier, et même en ce monde Elle leur apprend le Mystère du Cercle Magique, qui se trouve entre les mondes. »

La Prêtresse ou le Magus replace ensuite l’Epée, la Couronne, l’Escourge, etc., sur l’Autel, et prenant la nouvelle Initiée par la main tout en tenant l’Athamé dans l’autre, fait le tour du Cercle une fois en proclamant aux Quatre Quartiers, « Entendez, ô Puissants, … a été dûment consacrée Grande Prêtresse et Reine Sorcière (ou Grand Prêtre et Magus). »


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L’initiation au premier degré
Livre des Ombres gardnérien (1957)

Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce.


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Magazine de 1913, Couverture illustrée par O’Malley.


 

Tracez le Cercle avec l’Epée magique ou l’Athamé.

Aspergez avec de l’Eau exorcisée.

Faites le tour du Cercle avec l’Epée Magique ou l’Athamé, en disant :

« Je te conjure, O Cercle de Pouvoir, afin que tu sois une Barrière et une Protection pour contenir le pouvoir magique que j’éléverai dans tes limites. Ainsi je te bénis, aux noms d’Aradia et de Cernunnos.

Faites le tour du Cercle, en disant à l’Est, au Sud, à l’Ouest et au Nord,  » Je vous invoque, vous incite et vous appelle , Puissants de l’Est (du Sud, de l’Ouest et du Nord), afin que vous soyez témoins de mes rites et que vous gardiez le Cercle. »

Le Magus fait descendre la Lune sur la Grande Prêtresse.

Lisez la Charge, puis dites, « O toi qui te tiens sur le seuil entre le monde plaisant des hommes et les effrayants domaines des seigneurs des espaces extérieurs, as-tu le courage d’être mis à l’épreuve ? » (Placez la pointe de l’Epée Magique ou de l’Athamé sur le coeur de la Postulante.) « Car je le dis, en vérité, il serait préférable pour toi de te précipiter sur ma lame et de périr, plutôt que d’essayer avec un cœur craintif. »

La Postulante : « J’ai deux mots parfaits : parfait amour, et parfaite confiance. »

Dites, « Tous ceux qui les possèdent sont doublement bienvenus. »

Position d’entrée : « Je t’en donne un troisième pour te faire franchir cette porte redoutable. » Le lui donner [il s’agit d’un baiser].

Menez la Postulante dans le sens du soleil au Sud de l’autel, et dites, « O toi qui a déclaré ton intention de devenir l’un des nôtres, entends donc ce qu’il te faut savoir pour ce faire. Une est la race des hommes et des Dieux ; nous tirons notre souffle d’une seule source, mais une disparité de pouvoir en toute chose nous maintient séparés, car nous ne sommes rien, mais les Dieux demeurent à jamais. Nous pouvons cependant, en grandeur d’esprit, être comme les Deux, bien que nous ignorions vers quel but, de jour comme de nuit, le Destin a écrit qu’il nous fallait courir. Par-delà toutes les mers et les ultimes limites de la Terre, par-delà le Berceau de la nuit et la vaste étendue des Cieux, se trouve le domaine majestueux des Dieux. Toi qui voudrais franchir les Portes de la Nuit et du Jour vers ce doux lieu, situé entre les mondes des hommes et les domaines des Seigneurs des espaces extérieurs, sache qu’à moins que la vérité soit en ton cœur, le moindre de tes efforts sera voué à l’échec. ENTENDS A PRESENT LA LOI : aime toutes choses dans la nature ; ne souffre qu’à quiconque un mal soit fait par tes mains ou ton esprit ; marche humblement dans les voies des hommes et dans les voies des Dieux. La loi veut aussi que tu apprennes le contentement, à travers la souffrance, et par de longues années, et par la noblesse d’esprit et de dessein, CAR LES SAGES NE VIEILLISSENT JAMAIS. Leurs esprits se nourrissent en vivant au grand jour dans la lumière des Dieux, et si des gens du commun découvraient des sentences de ta foi envers les Dieux, garde le silence autant qu’il est possible. Car il y a un grand risque que tu vomisses d’emblée ce que tu n’as pas bien assimilé, et quand quelqu’un te dira : « Tu ne sais rien du tout », et que tu n’en seras pas meurtri, alors sache que tu auras commencé le travail. Et tout comme les moutons n’apportent pas leur nourriture au berger pour lui montrer combien ils ont mangé, mais digèrent leur provende en leur for intérieur et donnent à l’extérieur de la laine et du lait, ne fais pas étalage de sentences aux gens du commun, montre plutôt les œuvres qui en découlent lorsqu’elles sont assimilées. A présent, voici l’épreuve. [Ce discours fut ajouté après 1960.]

Liez la corde autour de la cheville droite de la Postulante, en laissant les bouts libres ; dites, « Les pieds ni entravés ni libres. »

En menant la Postulante, proclamez aux quatre quartiers, « Considérez, Seigneurs des Tours de Garde de l’Est (du Sud, de l’Ouest, du Nord), que (Nom) est correctement préparée pour être consacrée Prêtresse et Sorcière. »

Trois tours du Cercle, au pas de Danse, et en chantant.

Placez la Postulante à l’Est ; dites, « A genoux. »

La Postulante s’agenouille.

Faites tinter onze fois la cloche ; dites, « Debout. Dans d’autres religions les postulants s’agenouillent pendant que le prêtre les surplombe, mais au sein de l’Art Magique, on nous enseigne l’humilité, ainsi nous nous agenouillons pour les accueillir, et nous disons :

« Bénis soient les pieds qui t’ont amenée sur ces voies [un baiser];
Bénis soient les genoux qui ploieront devant l’autel sacré [un baiser];
Béni soit le ventre (ou les organes génitaux), sans lesquels nous n’existerions pas [un baiser];
Bénis soient tes seins, façonnés dans la beauté et dans la force [un baiser];
Bénies soient tes lèvres, qui prononceront les noms sacrés [un baiser]. »

« Avant que tu prêtes serment, consens-tu à te soumettre à l’ordalie et à être purifiée ? »

La Postulante : « J’y consens. »

Prenez les mesures : la hauteur (faites un nœud) ; autour de la tête (faites un nœud) ; autour du cœur (faites un nœud) ; autour des hanches (faites un nœud). Piquez le pouce de la postulante ; déposez le sang sur les mesures. Placez les mesures sur l’autel. Faites s’agenouiller la postulante, liez ses pieds ensemble, et fixez la corde de hâlage à l’autel. Trois coups de cloche. Dites, « Es-tu prête à jurer que tu seras toujours intègre envers l’Art ? »

La Postulante : « Je le suis. »

Faites tinter sept fois la cloche et dites, « Il te faut d’abord être purifiée. » Escourge, 3, 7, 9, 21.

Dites, « Tu as courageusement passé l’épreuve. Es-tu toujours prête à aider, protéger et défendre tes frères et sœurs de l’Art ? »

La Postulante : « Je le suis. »

« Alors répète après moi : Moi, (Nom), en présence des Puissants des espaces extérieurs, et par ma libre volonté propre, jure solennellement que je garderai toujours secrets et ne révélerai jamais les secrets de l’Art, excepté à une personne adéquate, correctement préparée, dans un cercle tel que celui où je me trouve actuellement, et que je ne refuserai jamais les Secrets à une telle personne si un frère ou une sœur de l’Art se porte garant d’elle. Tout ceci, je le jure par mes espoirs d’une vie future, et puissent mes armes se retourner contre moi si je brise ce serment solennel. »

Donnez du mou aux cordes des chevilles et de l’autel, et retirez le bandeau ; aidez la postulante à se relever.

« Je te consacre céans avec le triple signe [le triange pointe en bas formé en touchant les parties génitales, le sein droit, le sein gauche, et les parties génitales à nouveau.] Je te consacre avec l’huile. Je te consacre avec le vin. Je te consacre avec mes lèvres, Prêtresse (Prêtre) et Sorcière.

Retirez les cordes. [un baiser]

« Je te présente maintenant les outils de travail. D’abord, l’épée magique. Avec elle, comme avec l’athamé, tu peux former tout cercle magique, dominer, subjuguer, et punir tous les esprits rebelles et les démons, et même persuader les anges et les bons esprits. Avec ceci dans ta main, tu règnes sur le cercle. » [un baiser]

« Ensuite je te présente l’athamé. C’est la véritable arme des sorcières, et il a tous les pouvoirs de l’épée magique. » [un baiser]

« Ensuite je te présente le couteau à manche blanc. Il est utilisé pour façonner tous les instruments utilisés dans l’Art. Il ne peut être utilisé qu’au sein d’un cercle magique. » [un baiser]

« Ensuite je te présente la baguette. Elle est utilisée pour appeler et contrôler certains anges et génies pour lesquels il ne serait pas approprié d’utiliser l’épée ou l’athamé. » [un baiser]

« Ensuite je te présente le pentacle. On l’utilise en vue d’appeler les esprits appropriés. » [un baiser]

« Ensuite je te présente l’encensoir. Il est utilisé pour encourager et accueillir les bons esprits, et pour bannir les mauvais esprits. » [un baiser]

« Ensuite je te présente l’escourge. Ceci est un signe de pouvoir et de domination. Elle est également utilisée pour susciter la purification et l’illumination, car il est écrit, « Pour apprendre tu dois souffrir et être purifiée. [un baiser] Consens-tu à souffrir pour apprendre ? »

La Postulante : « J’y consens. »

« Ensuite, et pour finir, je te présente les cordes. Leur usage les destine à lier les sigils de l’art, et également les matériaux de base. Elles sont aussi nécessaires lors du serment. » [un baiser]

« Je te salue à présent aux noms d’Aradia et de Cernunnos, en tant que toute Nouvelle Prêtresse et Sorcière. »

Menez la Postulante autour du cercle et proclamez aux quatre quartier, « Entendez, ô Puissants, (Nom) a été consacrée en tant que Prêtresse et Sorcière. »

Présentez à présent au coven la nouvelle Sorcière. Chacun doit l’embrasser et l’étreindre, en signe de bienvenue pour son affiliation.

Pour fermer le Cercle, proclamez aux quatre quartiers, « Vous, Puissants Seigneurs de l’Est (du Sud, de l’Ouest, du Nord), je vous remercie d’avoir été présents, et, tandis que vous retournez dans vos charmants royaumes, je vous dis salut et adieu.


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 Le Chant (ou la Rune) des Sorcières
Livre des Ombres gardnérien (1957)

Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce.


maxine-brew

Maxine Sanders et son coven.


Nuit obscure et Lune radieuse,

Est, et Sud, et Ouest et Nord,

Revenez vers la Rune Sorcière :

Je viens céans pour vous invoquer.

Terre et Eau, Air et Feu,

Baguette et Pentacle et Epée,

Œuvrez selon mon désir,

Obéissez à ma parole.

Cordes et Encensoir, Fouet et Couteau,

Pouvoirs de la Lame Sorcière,

Eveillez-vous tous à la vie,

Venez, tandis que le Charme se fait :

Reine du Ciel, Reine de l’Enfer,

Chasseur Cornu de la Nuit,

Prêtez vos pouvoirs au Sortilège,

Accomplissez ma volonté par le Rite Magique.

Si l’on utilise le chant pour renforcer un travail déjà commencé, finissez ainsi :

Par tout le pouvoir de la Terre et de la Mer,

Par toute la puissance de la Lune et du Soleil,

Ce qui est ma volonté –

« Ainsi soit fait, »

Ce que je dis –

« Cela s’accomplira. »


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Consacrer les outils

Livre des Ombres gardnérien (1957)

Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce.


streghe

Druidesse, auteur inconnu. (Si vous savez à qui attribuer cette image merci de me le signaler !)


 

(Note : si possible faites en sorte de placer toute nouvelle arme de manière à ce qu’elle en touche une déjà consacrée, épée contre épée, athamé contre athamé, et.)

[1] Préparez le Cercle et purifiez. Tous les outils doivent être consacrés par un homme et une femme, tous les deux aussi nus que des épées tirées de leurs fourreaux ; ils doivent être purifiés, propres, et correctement préparés.

[2] Placez l’outil sur le pentacle sur l’autel. Le Magus l’asperge de sel et d’eau. La Sorcière le passe au travers de la fumée d’encens et le replace sur le pentacle. En le touchant avec l’arme déjà consacrée, ils prononcent la Première Conjuration.

[2a] Pour une épée ou un athamé, dites « Je te conjure, O Epée (ou Athamé) d’acier, afin que tu sois pour moi une force et une protection dans toutes les opérations magiques, contre tous mes ennemis, tant visibles qu’invisibles, aux noms d’Aradia et de Cernunnos. Je te conjure une fois de plus, par les Saints Noms d’Aradia et de Cernunnos, afin que tu me serves de protection contre l’adversité, viens moi donc en aide. »

[2b] Pour tout autre outil, dites, « Aradia et Cernunnos, daignez bénir et consacrer [cet outil], afin qu’il puisse obtenir de vous la vertu nécessaire pour tous les actes d’Amour et de Beauté. »

[3] Ils encensent et aspergent à nouveau, et disent la Seconde Conjuration :

[3a] Pour l’épée ou l’athamé, dites, « Je te conjure, O Epée [Athamé] d’Acier, par les Grands Dieux et les Douces Déesses, par la vertu des Cieux, des Etoiles, des Esprits qui les dirigent, afin que tu reçoives les vertus susceptibles de me permettre d’obtenir toute fin que je désire en toute chose où je t’utiliserai, par le pouvoir d’Aradia et de Cernunnos. »

[3b] Pour tout autre outil, dites, « Aradia et Cernunnos, bénissez cet instrument préparé en votre honneur. » (Pour le fouet ou les cordes, ajoutez, « Afin qu’il ne puisse servir qu’à un bon usage et à une bonne fin, et pour Votre Gloire. »)

[4] Tous les instruments, une fois consacrés, devraient être présentés à leur utilisateur en lui donnant le signe du salut [triangle pointe en bas] (s’ils œuvrent dans le 1er degré, ou bien le signe des degrés supérieurs s’ils en sont à ces degrés de travail.)

[5] Ensuite celui qui ne possède pas l’outil doit donner le Quintuple baiser au propriétaire. Pour le baiser final, l’outil devrait être placé entre les seins, et les deux personnes qui accomplissent le rituel devraient s’étreindre pour aussi longtemps qu’ils le sentent nécessaire, l’objet était maintenu en place par leurs corps. Le nouveau propriétaire devrait l’utiliser immédiatement, c’est à dire tracer le Cercle avec l’Epée ou l’Athamé, agiter la baguette vers les Quatre Directions, couper quelque chose avec le couteau à manche blanc, etc. Les cordes et le fouet devraient être aussitôt utilisés.

L’outil devra être gardé le plus près possible du corps nu pendant au moins un moins, c’est à dire conservé sous l’oreiller, etc. Lorsqu’on ne les utilise pas, tous les outils et armes doivent être tenus à l’écart dans un endroit secret ; et il est bon que ce soit à proximité de l’endroit où vous dormez, et que vous puissiez les tenir chaque nuit avant de vous reposer. Ne permettez pas à qui que ce soit de toucher ou de manier l’un de vos outils avant d’être profondément impregné de votre aura ; disons, pas avant au moins six mois, ou le plus près possible de ce laps de temps. Mais un couple qui travaille de concert peut posséder les mêmes outils, qui seront imprégnés de l’aura des deux personnes.


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Les Huit Sentiers ou l’Octuple voie
Livre des Ombres gardnérien (1957)
Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce.


maxine-sand

Maxine et Alex Sanders.


1. La méditation ou la concentration, en sachant fermement et réellement que vous pouvez réussir et que vous parviendrez au but, en formant une image claire dans votre esprit ou selon vos exigences.

2. Etats de transe, clairvoyance, projection astrale, etc.

3. Drogues, vin, encens.

4. Danser, accomplir des rites dans un objectif précis.

5. Chants, Sorts, etc.

6. Contrôle du sang (cordes etc), contrôle du souffle.

7. Fouet

8. Le Grand Rite.

N.B : la meilleure chose c’est de combiner autant de ces sentiers que possibles en une seule opération. Le numéro 1 doit faire partie de tout ce que vous entreprenez, car si vous n’avez pas d’image claire de ce que vous voulez ni de certitude, vous n’y arriverez pas, c’est inutile. Le numéro 2 peut être additionné facilement. Les numéros 3, 4 et 5 sont tous de bons préliminaires – également le 6 et le 7 ; mais le numéro 3 est dangereux et c’est la raison pour laquelle il devra si possible être évité, à l’exception de l’encens qui est inoffensif si l’on en fait pas un usage excessif.

La meilleure combinaison utilise les numéros 1, 4, 5 et 7 pour les petits objectifs, avec le numéro 8 si une grande force s’avère nécessaire. La combinaison des numéros 1, 6 et 7 est bonne si on a pas la possibilité de faire davantage ; si elle est correctement executée, elle mène au numéro 2.


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Les rituels de sabbat : Solstice d’Hiver

Livre des Ombres gardnérien (1957)

Traduit et adapté de l’anglais par Iridesce.


Charles Courtney Curran - The Lanterns

Les Lanternes – Charles Courtney Curran, 1913.


 

Formez le cercle de la manière habituelle, invoquez les Puissants.

Le Chaudron de Cerridwen est placé dans le cercle, au sud, ceint d’une guirlande de houx, de lierre et de gui, avec un feu allumé à l’intérieur. Il ne devra y avoir aucune autre source de lumière exceptées les bougies de l’autel et de la périphérie du cercle.

Une fois que tous auront été purifiés, on fera descendre la Lune.

Après cela, la Grande Prêtresse se tient derrière le Chaudron dans la posture du Pentacle, symbolisant la renaissance du Soleil. Les gens se tiennent autour du cercle, hommes et femmes alternés. Le Magus se tient en face de la Grande Prêtresse avec un faisceau de torches ou de bougies, et le livre des mots de l’incantation. L’un des officiants se tient à côté de lui avec une bougie allumée, pour qu’il puisse disposer d’une lumière pour lire.

Les gens comment à bouger lentement dans le cercle dans le sens du Soleil [Ndt : le sens des aiguilles d’une montre, ou « Deosil »]. Au passage de chacun, le Magus allume sa bougie ou sa torche dans le feu du chaudron, qui peut être constitué d’une simple chandelle, jusqu’à ce que tous aient des bougies ou des torches allumées. Puis les gens dansent en rond lentement tandis qu’il lit l’incantation. (A ce moment-là un vrai feu doit être allumé dans le Chaudron.)

 

« Reine de la Lune, Reine du Soleil,

Reine des Cieux, Reine des Etoiles.

Reine des Eaux, Reine de la Terre,

Qui nous a fait don de l’enfant de promesse ;

 

C’est la Grande Mère qui Lui donne naissance,

Il est le Seigneur de la Vie, qui est né de nouveau,

L’obscurité et les larmes sont abandonnées,

Et l’étoile polaire se lève tôt.

 

Soleil d’or des colline et montagnes, illumine la contrée, illumine le monde, illumine les mers, illumine les fleuves, que le chagrin soit mis à terre, et que la joie s’élève.

 

Bénie soit la Grande Mère,

Sans commencement ni fin,

Toi, la sempiternelle, pour l’éternité,

I O, Evohé, sois bénie. »

 

La danse commence doucement, au rythme du chant, et tous reprennent l’appel « I O Sois bénie ». La Grande Prêtresse entre dans la danse et les conduit à un rythme plus rapide. Le Chaudron dans lequel le feu brûle est déplacé pour que les danseurs puissent l’enjamber ou sauter par-dessus, en couples. Le couple qui passe au-dessus du feu lorsqu’il s’était doit être bien purifié, par trois fois chacun, et peut payer un gage amusant si la Grande Prêtresse l’ordonne. Il arrive que le chaudron soit rallumé plusieurs fois dans ce but.


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